11Guide
Faire un site web :les six décisions qui comptent
Six décisions à prendre dans cet ordre, puis un dernier chapitre sur ce qui coûte cher quand on les prend trop vite. Chiffres de marché sourcés, prix réels, et ce que nous avons appris en livrant des systèmes qui tournent tous les jours.
Les dirigeants de petites entreprises françaises sont quasi unanimes : 99 % jugent internet utile ou indispensable à leur activité, et pourtant 61 % seulement disposent d’un site, neuf points de moins qu’un an plus tôt — un recul que l’Afnic attribue en partie à un panel comptant cette année davantage d’entreprises de moins d’un an. Reste l’écart, et il ne vient pas de la conviction : il vient de ce que « faire un site web » n’est pas une décision, mais six, et que la première n’a rien à voir avec un graphisme ou un budget.
À qui parle votre site, et ce que cette personne doit pouvoir faire
Avant le nom de domaine, avant les couleurs, avant le devis : nommez une personne et une action. Une phrase suffit, et elle doit pouvoir se terminer : « quelqu’un qui cherche tel service arrive par tel chemin et doit pouvoir faire telle chose sans nous appeler. » Si la phrase reste en suspens, le site n’a pas encore de travail, et tout ce qu’on construira ensuite sera une supposition coûteuse.
L’action décide de la structure, et elle change complètement d’un projet à l’autre. Pour le site de l’association La Connexion, à Nanterre, l’action est double et très concrète : savoir quand a lieu le cours, et adhérer en ligne — d’où un planning des cours et une adhésion, pas une brochure. Pour le poste de pilotage de PIXOU, l’utilisateur n’est pas un visiteur mais l’équipe de l’atelier, et l’action tient en quatre mots : savoir ce qui doit sortir aujourd’hui. Un CRM d’auto-école comme celui de Clemenceau ne s’adresse pas non plus à des visiteurs, mais à ceux qui l’ouvrent toute la journée.
Cette personne a aussi un corps et un lieu, et c’est ce qui rend le mobile non négociable. L’espace équipe de Chez Antoine est mobile : il se consulte d’une main, en plein service — planning, service, caisse, comptes. Le tableau de bord de PIXOU, lui, se lit large, sur un seul écran, parce qu’il suit quatre flux en parallèle. « Mobile d’abord » n’est pas un goût d’époque, c’est la description d’un endroit où quelqu’un se tient.
Dernière conséquence, la plus souvent manquée : l’action doit exister sur chaque page. Quand un visiteur vient d’une recherche, il n’atterrit presque jamais sur l’accueil, mais sur la page qui répondait à sa question. Une maquette d’accueil magnifique et des pages intérieures sans issue produisent exactement le même résultat qu’un site sans accueil. C’est le raisonnement qui a donné leur forme à nos quinze questions fréquentes, chacune avec sa propre adresse.
Constructeur en ligne, CMS ou site sur mesure
Les trois chemins se distinguent moins par leur prix d’entrée que par ce qu’ils vous demandent, à vous, chaque mois. C’est le seul critère qui ne se rattrape pas après coup.
CONSTRUCTEUR EN LIGNE
Vous louez un logiciel et le serveur qui va avec.
Le coût est un abonnement, donc parfaitement prévisible : chez Shopify, par exemple, 36 € par mois pour la formule Basic, 27 € en engagement annuel, 105 € pour la suivante. Rien à mettre à jour, rien à sauvegarder. En échange, le gabarit borne ce que vous pouvez exprimer, et l’export ne restitue jamais un site : partir, c’est refaire. Le bon choix quand votre besoin ressemble à celui de tout le monde.
CMS, WORDPRESS
Le logiciel est gratuit. Le travail, non.
Le vrai coût est ailleurs : hébergement, thème, extensions, et surtout l’entretien. Un CMS fait de vous un administrateur, et l’enquête de l’Afnic montre où cela mène quand personne n’endosse ce rôle : 38 % seulement des TPE et PME appliquent régulièrement les correctifs de sécurité de leur site, trois points de moins qu’un an plus tôt. Le bon choix si vous publiez souvent, et si quelqu’un est nommé pour tenir les mises à jour.
SUR MESURE
Aucun loyer de logiciel, et le code est à vous.
Tout devient possible, y compris se brancher sur vos outils existants. Son coût réel n’est pas le code : c’est le cadrage, ces décisions prises avant la première ligne, qui évitent les allers-retours. Il devient rentable dès qu’un processus vous appartient vraiment — une logique de tarification, un parcours atypique, un outil interne. La question n’est pas la taille du projet, c’est sa singularité.
Un test simple pour trancher : demandez-vous qui, nommément, ouvrira l’administration du site dans huit mois pour installer une mise à jour. Si la réponse est « personne », le CMS est un piège, et un constructeur en ligne ou un site sur mesure sans base de données vous coûtera moins cher en incidents. Si la réponse est « moi, chaque semaine, parce que je publie », c’est l’inverse.
Aucun de ces trois chemins n’est le bon par principe, et un même projet peut les mélanger : un site sur mesure qui renvoie les paiements vers une boutique abonnée, par exemple. Ce qui doit rester cohérent, c’est l’ensemble — le site, les données clients, les relances — plutôt que chaque brique prise à part ; c’est la raison pour laquelle nos quatre solutions fonctionnent seules autant qu’ensemble.
Nom de domaine et hébergement : ce que ça coûte à l’année
Deux lignes reviennent chaque année, quel que soit le chemin choisi : le nom de domaine et l’hébergement. Elles sont modestes, et c’est précisément pour cela qu’elles méritent d’être comprises : 66 % des petites entreprises françaises consacrent moins de 300 € par an à toute leur présence en ligne. À ce niveau-là, une facture de renouvellement mal lue représente une part réelle du budget.
Le nom de domaine d’abord. L’Afnic, qui gère le .fr, facture aux bureaux d’enregistrement 5,07 € par an depuis le 1er mars 2024, contre 4,56 € auparavant : c’est le prix de gros, celui qui existe avant toute marge. Ce que vous payez au détail, c’est ce montant plus la marge du revendeur — et la première année est très souvent une promotion, le renouvellement beaucoup moins. La seule bonne façon de comparer deux hébergeurs est donc de comparer leurs prix de renouvellement. Le choix de l’extension, lui, n’est pas qu’affaire de goût : chez les entreprises françaises qui ont un site, le .fr reste l’extension majoritaire avec 56 %, devant le .com à 37 %.
L’hébergement ensuite, avec un piège précis. Les formules gratuites existent, mais leurs conditions ne disent pas toutes la même chose : la formule Hobby de Vercel est à 0 $ et réservée à un usage personnel, non commercial — un site d’entreprise n’y a pas sa place, et la formule Pro qui le permet est à 20 $ par mois. Lisez cette ligne avant de bâtir une activité dessus. Le certificat HTTPS, lui, est réellement gratuit : Let’s Encrypt en délivre sans frais, et la plupart des hébergeurs l’installent puis le renouvellent pour vous, sans intervention. Si un devis vous facture un certificat, demandez ce qu’il ajoute.
- Nom de domaine en .frprix de gros Afnic, avant marge du revendeur5,07 €/an
- Certificat HTTPSLet’s Encrypt, renouvelé par l’hébergeur0 €
- Hébergement d’un site d’entrepriseVercel Pro ; la formule gratuite exclut l’usage commercial20 $/mois
- Abonnement d’une boutique en ligneShopify Basic, tarif mensuel36 €/mois
- Chez nous : maintenance et hébergementmises à jour, sauvegardesdès 29 €/mois
Au total, ces frais annuels se comptent en dizaines d’euros pour le nom de domaine et le certificat, en quelques centaines dès qu’on y ajoute un hébergement professionnel ou un suivi, et davantage pour une boutique abonnée. Ce n’est jamais là que se joue le budget d’un projet : ce qui coûte, dans la durée, c’est le temps de quelqu’un pour changer les textes, ajouter une page, corriger une erreur. Une ligne d’hébergement à deux euros de moins ne rattrapera jamais une heure perdue chaque mois.
L’arborescence et les textes avant le graphisme
L’ordre n’est pas une question de discipline, c’est une question de dépendance : une mise en page est une fonction de la longueur du texte. Un titre de neuf mots ne se compose pas comme un titre de trois, et une maquette dessinée sur du faux-texte se fissure le jour où arrivent les vraies phrases, toujours plus longues. Le graphisme ne peut donc pas précéder les mots ; il les habille.
Construisez l’arborescence à partir des questions que les gens tapent, pas de l’organisation interne de l’entreprise. Une page par question, nommée avec les mots de la question. Sur ce site, la page des questions fréquentes est écrite exactement comme cela : chaque question porte son propre identifiant, si bien qu’une recherche peut déposer le visiteur directement sur la réponse, par exemple sur la réponse à « combien coûte un site web », sans passer par un sommaire.
Pour chaque page, écrivez deux choses avant de dessiner : le titre, et les deux premières phrases. Puis relisez-les à la suite. Si la deuxième phrase répète le titre, l’une des deux est de la décoration, et la page n’a pas encore de sujet. Ce test coûte cinq minutes et élimine les pages qu’on aurait payées pour rien.
Cela vaut aussi, et surtout, pour un outil métier. La structure du poste de pilotage de PIXOU est la liste de ses flux — atelier, rachats, sous-traitance, SAV — plus les tâches du jour : l’écran n’a pas été dessiné puis rempli, il a été déduit. La preuve par l’inverse : l’espace équipe de Chez Antoine a un univers visuel à l’opposé de celui de PIXOU, sur le même socle technique. L’habillage a changé, la structure non — c’est le signe qu’elle était juste. C’est tout le propos de notre méthode en cinq temps, où comprendre précède concevoir.
Un mot sur le menu, qu’on confond souvent avec l’arborescence : le menu n’est pas le plan du site, c’est le raccourci vers les cinq à sept pages qui comptent vraiment. Un menu qui liste tout ne hiérarchise rien, et un visiteur qui doit choisir entre douze entrées ne choisit pas : il repart.
Combien coûte un site web en France
Commençons par des chiffres publics. La place de marché de devis Codeur.com publie les fourchettes suivantes : de 300 à 1 500 € pour une page unique, de 500 à 2 000 € pour un site vitrine, à partir de 1 000 € et jusqu’à 5 000 € ou plus pour une boutique en ligne, avec un tarif horaire indicatif d’environ 38 € pour un développeur web. La page n’expose pas sa méthode de calcul : lisez-la comme un ordre de grandeur, et non comme une statistique.
Ce qui explique un écart de un à dix n’est presque jamais le graphisme. Ce sont trois choses : le nombre d’écrans, seul élément qui se compte vraiment ; les connexions avec vos outils existants, qui demandent du travail avant la première ligne de code ; et le temps perdu quand rien n’a été cadré au départ. Un devis qui ne dit pas combien d’écrans il couvre ne chiffre rien.
Voici nos planchers en regard de ces fourchettes. Ce sont des « à partir de » réels, pas des moyennes, et chacun porte son délai : un tarif sans durée ne veut rien dire.
- Site vitrinejusqu’à 3 pages1 à 2 sem.dès 490 €
- Site sur mesurepages illimitées3 à 5 sem.dès 1 490 €
- Boutique en lignepaiement et stock4 à 6 sem.dès 2 400 €
- CRM sur mesurefiches, relances, suivi3 à 6 sem.dès 1 900 €
- ERP métierstock, planning, caisse6 à 12 sem.dès 3 500 €
Paiement en trois fois : au lancement, à mi-parcours, à la livraison. Le détail complet, poste par poste, est sur la page des tarifs, du site vitrine à l’ERP métier.
Une dernière opération, que presque personne ne fait : comparez sur trois ans, pas sur la première facture. Un abonnement de 36 € par mois représente 432 € la première année ; il dépasse le plancher d’un site vitrine chez nous en 14 mois environ. La comparaison n’est pas équitable pour autant — une boutique abonnée comprend le paiement et la gestion du stock, pas un site vitrine — et c’est bien le point : on ne compare honnêtement que des périmètres égaux, sur une durée égale. Ce qui reste vrai dans les deux cas, c’est qu’un achat s’amortit et qu’un loyer ne s’arrête jamais.
Ce qui ne devrait jamais être une option payante
- Le code et les données vous appartiennent
- Un site rapide, lisible par Google
- Version mobile comprise
- Trois mois de corrections après la livraison
La mise en ligne : HTTPS, plan du site, pages indexables
HTTPS d’abord, puisqu’il est gratuit et qu’un navigateur signale désormais son absence. Puis une décision qu’on oublie : choisir une forme canonique de votre adresse, avec ou sans « www », et rediriger l’autre. Le détail qui compte est qu’une redirection doit être écrite à un seul endroit. Sur ce site, la redirection de www vers l’adresse courte vit dans les réglages du domaine, et volontairement pas aussi dans la configuration de déploiement : deux règles qui se contredisent produisent une boucle, et le site cesse purement et simplement de répondre. Une redirection écrite deux fois est une redirection qui finira par se contredire.
Vient ensuite la question qui décide de votre indexation : qu’obtient un robot quand il demande la page ? Si le contenu n’existe qu’après l’exécution du JavaScript, vous pariez sur le fait que le moteur voudra bien exécuter ce script, et ce pari se perd régulièrement. La parade est le pré-rendu : chaque adresse est écrite comme un vrai fichier HTML au moment de la construction. C’est ainsi que ce site fonctionne, et c’est pourquoi les réponses de notre FAQ sont dans le document même lorsqu’elles sont repliées à l’écran : un texte masqué reste présent, alors qu’un texte injecté au clic, lui, n’existe pas pour un moteur.
Déclarez enfin un plan du site et faites-vous connaître. La documentation de Google explique comment construire un plan du site et le soumettre dans la Search Console, puis ouvrez le rapport d’indexation des pages : c’est le seul endroit où vous saurez ce qui a été réellement indexé, par opposition à ce que vous avez publié. Les deux ne sont jamais identiques, et l’indexation n’est ni immédiate ni garantie.
Un plan du site ne doit lister que des pages qui existent et répondent. C’est un piège que nous avons rencontré sur notre propre site : déclarer une adresse dans le fichier des métadonnées suffit à la faire pré-rendre et annoncer au sitemap, même si la route n’est pas encore branchée dans l’application — le moteur reçoit alors une promesse qui ne tient pas. Vérifiez chaque adresse de votre plan une fois en ligne ; c’est cinq minutes.
La liste à cocher, le jour de la mise en ligne
- HTTPS actif, et le http redirigé vers lui
- Une seule forme d’adresse, l’autre redirigée, à un seul endroit
- Un titre et une description propres à chaque page
- Plan du site déposé, rapport d’indexation relu une semaine après
- Une adresse e-mail à votre nom de domaine
- Des mentions légales accessibles et indexables
Ce dernier point surprend souvent : l’article 6-III de la loi pour la confiance dans l’économie numérique veut ces informations accessibles, et c’est aussi sur cette page que les moteurs et les annuaires vont chercher la forme officielle de votre nom et de votre adresse. La mettre à l’écart des moteurs revient à la construire pour personne, comme l’explique notre propre page de mentions légales, éditeur et hébergement compris.
Les erreurs qui coûtent cher
Ne pas savoir où est la sauvegarde
38 % des TPE et PME sauvegardent leurs données, sept points de moins qu’un an plus tôt, et 44 % ignorent si des mesures de sécurité existent chez elles. Posez deux questions à votre prestataire : où est la sauvegarde, et quand a-t-elle été restaurée pour la dernière fois ? Une sauvegarde jamais restaurée n’est pas une sauvegarde, c’est une hypothèse.
Payer un nom de domaine et garder une adresse e-mail gratuite
51 % seulement des entreprises qui ont un site utilisent une adresse associée à leur nom de domaine, en recul de cinq points, tandis que les adresses Gmail progressent de cinq points, à 36 %. Vous payez déjà le nom : l’adresse qui le porte est la crédibilité la moins chère du marché, et elle vous suit si vous changez d’hébergeur.
Juger son référencement au bout de trois semaines
Le référencement naturel se construit sur des mois ; les campagnes payantes vont vite mais n’ont pas le même rôle. L’enquête de l’Afnic donne la mesure du malentendu : 27 % seulement des dirigeants jugent rentable le temps investi sur internet, contre 31 % l’année précédente, et 71 % ne mènent aucune action publicitaire en ligne. Ne pas faire de publicité n’est pas une faute ; en attendre du trafic immédiat, si. Ce qui fait progresser un référencement, dans l’ordre.
Ne pas demander à qui appartiennent le code et les données
La question se pose avant de signer, pas le jour où l’on veut partir : puis-je repartir avec tout, et confier le système à quelqu’un d’autre ? Un outil qu’on ne peut pas reprendre est un outil dont le prix continue de courir après la livraison. Notre réponse sur la propriété du code et des données.
Refaire le graphisme sans toucher aux textes
C’est la refonte la plus fréquente et la plus décevante. Si les mots ne changent pas, la page dit encore exactement la même chose à quelqu’un qui hésite, et la seule variable qui décide d’un appel — la clarté de ce qu’on propose — reste identique. Changer la typographie ne change pas la promesse.
Commander un site sans dire qui doit pouvoir faire quoi
Sans cette phrase, un prestataire ne peut chiffrer que des écrans, et vous comparez des devis qui ne décrivent pas le même travail. C’est la décision numéro un de ce guide, et elle est aussi la seule qui ne se délègue pas : vous êtes la seule personne à connaître vos clients.
Un site qui se charge vite : ce qui se mesure, et ce que ça ne garantit pas
Le mot vend deux choses différentes. Un site livré vite : c’est une affaire de cadrage et de contenus prêts, et elle se traite dans le chapitre sur les délais. Un site qui s’affiche vite : c’est celui-ci. Les deux se paient, mais pas avec la même monnaie — le premier en préparation, le second en décisions techniques prises avant la première ligne de code.
Le repère public existe, et il porte un nom : le LCP, pour Largest Contentful Paint. Google le définit comme le délai d’affichage de la plus grande image, vidéo ou section de texte visible dans la fenêtre d’affichage, et le considère comme bon à 2,5 secondes ou moins, mesuré au 75e centile des chargements, séparément sur mobile et sur ordinateur. Le centile n’est pas un détail de statisticien : ce n’est pas votre chargement à vous, depuis la fibre du bureau, c’est celui des trois quarts de vos visiteurs, avec leur téléphone et leur réseau.
Et non, un site rapide ne monte pas mécaniquement dans les résultats. Google écrit lui-même qu’« il n’y a pas qu’un seul signal », que de bons résultats dans les rapports Core Web Vitals « ne garantit pas que vos pages s’afficheront en haut des résultats de recherche Google », et qu’« essayer d’obtenir un score parfait uniquement pour des raisons de SEO n’est pas forcément pertinent ». Nous traitons donc la vitesse comme une condition de lecture et non comme un levier de classement : c’est ce qui évite de passer une semaine à gagner trois centièmes de seconde sur une page dont personne ne lit le texte.
Ce qui ralentit réellement un site tient en quatre décisions, et aucune n’est une fatalité technique. Les polices appelées chez un tiers : le navigateur doit ouvrir une seconde connexion, ailleurs, avant d’afficher un seul mot. Les scripts de suivi et les bandeaux de consentement, qui s’empilent au fil des années sans que personne n’en retire jamais un. Les images envoyées à leur taille d’origine, parce que la photo du téléphone fait quatre mille pixels de large et que la page en affiche huit cents. Et les extensions d’un CMS, dont chacune ajoute sa feuille de style et son script à toutes les pages, y compris celles qui ne s’en servent pas.
Ce que nous pouvons montrer, c’est notre propre page. Sur celle que vous lisez : toutes les ressources chargées viennent de nowebdigi.eu — feuilles de style, scripts, image, icônes et polices —, aucune ne vient d’un tiers, aucun cadre n’est embarqué, et les deux polices du premier écran sont préchargées dans le document. Le nombre exact de fichiers n’est pas écrit ici à dessein : il change à chaque mise en ligne, et un chiffre qui vieillit sans prévenir est précisément ce que ce chapitre reproche aux autres. La conséquence est directe, et c’est celle qui compte pour vos visiteurs : aucune adresse IP n’est transmise à un tiers à l’ouverture de la page. Cela se vérifie sans nous croire sur parole — le code source d’une page est public, et l’outil de mesure de Google l’est aussi ; passez-y cette page, et passez-y celle de votre prestataire.
Vous remarquerez qu’il n’y a pas de chiffre de LCP dans ce chapitre, et c’est volontaire. Une mesure sans outil, sans lieu et sans date ne veut rien dire : trois relevés du temps serveur faits le même jour, sur la même adresse, nous ont donné 309, 68 et 69 millisecondes. Le jour où nous publierons un LCP, il portera le nom de l’outil, le mode — mobile ou ordinateur — et sa date. C’est la même règle que pour les prix : un chiffre qu’on ne peut pas refaire n’est pas un chiffre.
Vous avez les six décisions. Nous pouvons prendre la suite.
Si vous savez à qui vous parlez et ce que cette personne doit pouvoir faire, le reste est de notre ressort : arborescence, textes, construction, mise en ligne. Et si vous n’en êtes pas là, c’est précisément ce que nous cadrons ensemble pendant le premier échange.
Sources
Afnic, étude « Réussir avec le web » 2025
Huitième édition, communiqué du 1er décembre 2025. Panel de près de 2 500 micro-entreprises, TPE et PME françaises.
https://www.afnic.fr/wp-media/uploads/2026/01/251201_CP_Afnic_Etude-RALW-2025.pdfAfnic, tarif d’enregistrement du .fr
Passage de 4,56 € à 5,07 € pour les bureaux d’enregistrement au 1er mars 2024, soit + 11,1 %.
https://www.afnic.fr/en/observatory-and-resources/news/the-fr-tld-increases-from-e4-56-to-e5-07-from-1-march-2024/Codeur.com, « Quel est le prix d’un site internet ? »
Fourchettes publiées par une place de marché de devis. La page n’expose pas sa méthode de calcul : à lire comme des ordres de grandeur, pas comme une statistique.
https://www.codeur.com/pages/prix-site-internetShopify, tarifs France
Formules Basic, Grow et Advanced, prix mensuels et prix en engagement annuel.
https://www.shopify.com/fr/tarifsVercel, pricing
Formule Hobby à 0 $, réservée à un usage personnel et non commercial ; formule Pro à 20 $ par mois.
https://vercel.com/pricingLet’s Encrypt
Autorité de certification à but non lucratif, gratuite et automatisée : un certificat TLS ne coûte rien.
https://letsencrypt.org/fr/Google Search Central, « Comprendre l’expérience sur la page »
Documentation officielle : « Il n’y a pas qu’un seul signal », de bons résultats dans les rapports Core Web Vitals « ne garantit pas que vos pages s’afficheront en haut des résultats de recherche Google », et chercher un score parfait pour le seul référencement « n’est pas forcément pertinent ».
https://developers.google.com/search/docs/appearance/page-experience?hl=frweb.dev, « Largest Contentful Paint (LCP) »
Définition de la métrique et seuil recommandé : 2,5 secondes ou moins, mesuré au 75e centile des chargements de pages, séparément sur mobile et sur ordinateur.
https://web.dev/articles/lcp?hl=frGoogle Search Central, « Build and submit a sitemap »
Documentation officielle : les formats de plan de site, et les façons de le soumettre à Google.
https://developers.google.com/search/docs/crawling-indexing/sitemaps/build-sitemapGoogle Search Console, rapport « Indexation des pages »
Documentation officielle : les pages indexées, celles qui ne le sont pas, et le motif donné pour chacune.
https://support.google.com/webmasters/answer/7440203
Les montants de Noweb Digi cités dans ce guide sont des planchers hors taxes, repris de notre page de tarifs, et les délais sont ceux que nous tenons. Les chiffres de marché appartiennent à leurs auteurs et n’engagent qu’eux.
